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Le harcèlement de rue pointé du doigt
Publié par femmesenresistancemag le
27 mars 2013 

© Blue Media Boutique (pour HollabackATLANTA)

Créé en 2005, Hollaback est devenu un véritable réseau social présent dans 17 pays et une cinquantaine de villes. Son but ? Lutter contre le “street harassment”, cette banalisation des répliques sexistes, homophobes pouvant aller jusqu’aux agressions physiques dans l’espace public. La New-Yorkaise Emily May, qui dirige le réseau Hollaback, témoigne : “Quand j’ai lancé le site avec mes amis, j’étais agressée trois à quatre fois par jour et la police ne faisait rien. En gros on nous disait de mettre nos écouteurs et de faire comme si de rien n’était. Alors on a décidé de réagir.” Voilà comme est né Hollaback, sous la forme d’un blog, dirigé par trois filles et trois garçons. Depuis, il est devenu un mouvement international où plus de 3 000 filles ont posté leurs histoires. Le phénomène a pris une telle ampleur qu’une chaîne Hollaback NYC a déjà été créée sur Youtube et depuis 2010, une application smartphone permet aux filles de témoigner en direct.
En France, d’après une étude de l’Insee, 1 femme sur 4, âgée de 18 à 29 ans,  a peur dans la rue. 20 % se font injurier au moins une fois par an et 10 % subissent des baisers ou des attouchements non voulus.


Le sport féminin à la télévision… et dans les mentalités
Publié par femmesenresistancemag le 27 mars 2013 

Open de la Ligue de basket-ballLe Conseil supérieur de l’audiovisuel a publié courant mars son premier rapport sur la place du sport féminin à la télévision*. Et le constat n’est malheureusement pas très étonnant : seulement 7 % (148 heures) du volume global des retransmissions sportives concernent des compétitions féminines. Et encore, sur ces rares créneaux, seulement 20 % sont diffusés par des chaînes gratuites.
Un rapport qui ne met pourtant pas en relief le sexisme présent dans le sport féminin et dont on a eu de jolies démonstrations ces derniers temps. Avec entre autres, l’affiche sexy de l’Open de la Ligue de basket-ball féminin qui montrait un décolleté prêt à être ouvert grâce à une fermeture éclair. Ou encore la Ligue de handball qui après avoir refusé que les joueuses portent des jupettes lors des matchs, a tout de même pris le parti de montrer une dompteuse sexy afin de promouvoir la Coupe de la ligue. Pour finir, hier, lundi 25 mars 2013, par l’intervention de Bernard Lacombe sur RMC qui a expliqué à une auditrice qu’il “ne discute pas avec les femmes de football”, avant d’ajouter : “C’est mon caractère. [...] Qu’elles s’occupent de leurs casseroles et ça ira beaucoup mieux”.

 

23.11.2012
Chères toutes
Dans l'Est de la République Démocratique du Congo (RDC) ,les combattantsdu mouvement rebelle 23 Mars (M23) et l'armée nationale ont forcé desmilliers de déplacés hommes, femmes et enfants à fuir à nouveau leur villeet devenir réfugiés chez soi. Cette nouvelle escalade des conflitsaugmente le nombre de violences sexuelles.
Les Organisations féminines Congolaises se sont réunies au sein du CAFCOet ont produit la déclaration ci jointe ,
Profondément préoccupée par la détérioration de la situation et sonimpact sur la population en général , en particulier sur les femmes et lesenfants
Merci
Annie.

Où vivre quand on est une femme ?
Publié par femmesenresistancemag le 30 octobre 2012 

 Comme chaque année, depuis 2006, le Forum économique mondial vient de faire paraître “Global gender gap report” présentant le palmarès des meilleurs et des pires pays pour vivre quand on est une femme. Ce rapport, qui regroupe 135 états soit 90 % de la population mondiale, s’intéresse aux écarts entre femmes et hommes dans quatre principaux domaines :
> la “participation économique et les opportunités” : salaires, participation et emploi hautement qualifié,
> l’“éducation” : accès aux niveaux élémentaires et secondaires de l’éducation,
> l’“autonomisation politique” : représentation dans les structures de prise de décisions,
> la “santé et la survie” :  espérance de vie et proportion des sexes. Globalement, le top 5 reste inchangé par rapport à 2011 : l’Islande se classe ainsi première pour la 4e année consécutive, suivie des pays scandinaves (Finlande : 2e ; Norvège : 3e ;  Suède : 4e), puis de l’Irlande à la cinquième place. Tout en bas du classement, on retrouve l’Arabie Saoudite (131e), la Syrie (132e), le Tchad (133e), le Pakistan (134e) et, pour finir, le Yémen (135e). La France quant à elle, fait partie des mauvais élèves de l’Europe, et se retrouve 57e (15e en 2008). Bonne note pour l’éducation et la santé, mais le pays a encore beaucoup de progrès à faire au niveau de l’égalité professionnelle et de la parité en politique.

Un droit à l’éducation sans cesse menacé
26 octobre 2012 

PAKISTAN / Une école primaire pour filles a été détruite vendredi 19 octobre dans la région de Nowshera après que des opposants à l’éducation eurent déposé des explosifs. Le bâtiment a été entièrement démoli, mais l’explosion n’a heureusement causé aucune victime.Le territoire de Mohmand, région tribale du pays, a également été touché mercredi à l’aube : deux écoles primaires ont été réduites en cendres.
Selon des sources gouvernementales, 108  bâtiments scolaires ont été détruits dans cette seule partie du pays. Bien que les déflagrations ne soient pas nécessairement meurtrières, elles constituent une atteinte alarmante  au droit à l’éducation. Les extrémistes opposés à l’alphabétisation visent principalement les écoles pour filles, mettant ainsi en grave danger le respect et l’amélioration des droits des femmes au Pakistan. L’accès des filles à l’éducation est particulièrement menacé dans les régions tribales du pays où les Talibans possèdent un pouvoir considérable. A ce jour, plus de 60 % des Pakistanaises sont analphabètes.


26.10.2012
Tentative d’assassinat contre Denis Mukwege

 

RDC / Denis Mukwege, éminent docteur et défenseur des droits des femmes en République démocratique du Congo, a fait l’objet d’une tentative d’assassinat jeudi 25 octobre. En début de soirée, quatre individus ont pénétré dans sa maison et ont séquestré ses deux filles. A son arrivée, les hommes ont immédiatement ouvert le feu : Docteur Mukwege s’est jeté au sol et a échappé de justesse aux balles. L’identité des agresseurs, qui se sont rapidement enfuis, reste encore inconnue.
Après le début des conflits en 1998, nombreux sont les médecins qui fuient la RDC. Face à l’ampleur des massacres et à la progression alarmante de l’utilisation des viols comme arme de guerre, Denis Mukwege ne peut alors se résigner à abandonner son peuple. Infatigable militant des droits des femmes, il décide de venir en aide aux centaines de milliers de Congolaises violées, en fondant notamment l’Hôpital Panzi à Bukavu. L’établissement est aujourd’hui réputé pour la prise en charge des victimes de violences sexuelles et des femmes nécessitant des soins gynécologiques spécialisés. Lauréat de nombreuses récompenses, dont le Prix des Droits de l’Homme des Nations Unies, le “docteur Denis » n’a de cesse de vouloir sensibiliser l’opinion publique à la situation des femmes en RDC.


A Mantes, elles marchent contre les maris violents

 14.10.2012

Emotion hier après-midi à Mantes-la-Jolie. Près de 200 personnes ont participé à une marche silencieuse pour s’élever contre les violences conjugales. Dans tous les esprits : Halima, 24 ans, morte en juillet dernier sous les coups de son mari, dans la cité du Val-Fourré. « Nous voulons provoquer une prise de conscience dans l’opinion », appuie Elisabeth, organisatrice de la marche.


11.10.2012
Argentine : la loi sur l'avortement contournée
Le droit à l’avortement en cas de viol est remis en question en Argentine

argentine avortement 

Une manifestation des proavortement en 2010, avant que la Cour suprême argentine n'autorise l'IVG en cas de viol.

Si l’Uruguay vient de dépénaliser l’avortement, en Argentine, l’interruption volontaire de grossesse perd du terrain. L'avis de la Cour suprême du pays, émis en mars 2012, qui autorise l’avortement en cas de viol, a été sérieusement remis en question par une décision de justice. En effet, une femme de 32 ans qui avait été violée s’est vu refuser l’intervention médicale, mardi, par une magistrate. Justifiant sa décision, la fonctionnaire de justice Myriam Rustan de Estrada a déclaré : « Il n'est pas juste de réparer le tort fait à l'une des victimes en ôtant la vie de l'autre. »
Si l’Uruguay vient de dépénaliser l’avortement, en Argentine, l’interruption volontaire de grossesse perd du terrain. L'avis de la Cour suprême du pays, émis en mars 2012, qui autorise l’avortement en cas de viol, a été sérieusement remis en question par une décision de justice. En effet, une femme de 32 ans qui avait été violée s’est vu refuser l’intervention médicale, mardi, par une magistrate. Justifiant sa décision, la fonctionnaire de justice Myriam Rustan de Estrada a déclaré : « Il n'est pas juste de réparer le tort fait à l'une des victimes en ôtant la vie de l'autre. »
L’IVG de la jeune femme a été interrompue au dernier moment alors qu’elle se trouvait déjà dans un hôpital de Buenos Aires, devant lequel des manifestants brandissaient des pancartes « oui à la vie ».
La maire adjointe de la capitale, Maria Eugenia Vidal, a d’ores et déjà déclaré lors d’une conférence de presse qu’elle ferait appel de cette décision qui va à l’encontre de l’arrêt émis par la Cour suprême. Selon les ONG, 700 000 avortements clandestins ont lieu chaque année en Argentine.


06.10.2012

La Slutwalk dégomme le sexisme

Slutwalk Marseille

Des centaines de femmes défilaient aujourd’hui à Minneapolis, à Genève, mais aussi à Paris, Aix-en-Provence, Toulouse ou Lille, pour dénoncer les atteintes qu’elles subissent quotidiennement. Les regards qui déshabillent, les insultes dans la rue, et les viols, trop souvent tus. Reportage au sein du cortège parisien de la « Marche des salopes ».
« Ne vous laissez pas distraire par les sous-vêtements, ceci est une marche contre le viol. » Gaëlle Hym, l’organisatrice de la Slutwalk de Paris, tient à ce que le message soit bien clair, même s’il est diffusé dans une ambiance festive, ponctuée par les minijupes ou les robes moulantes. Entre 200 et 300 personnes ont manifesté samedi, dans la capitale, contre le sexisme, les clichés toujours bien vivaces qui entourent la représentation du viol et la culpabilisation des victimes. La Slutwalk, c’est cette « Marche des salopes » née à Toronto, en 2011, en réaction aux propos d’un policier qui aurait déclaré à des étudiantes que pour ne pas être violées, il leur suffisait de ne pas s’habiller comme des salopes. Depuis, ces marches essaiment dans le monde entier. « Une femme sur six sera victime de viol ou de tentative au cours de sa vie », explique Audrey Guiller, auteure de l’enquête Le Viol, un crime presque ordinaire (1). « Seules 10 % des femmes portent plainte, et seuls 2 % des violeurs sont condamnés. »
Dans le cortège parisien, on peut lire des slogans écrits au feutre à même le décolleté de certaines manifestantes : « C’est une jupe, pas une invitation » ou encore « Et personne n’a demandé ce que portait mon violeur ? ».


03.10.2012

Arabie saoudite: Ikea efface les femmes de son catalogue

La marque suédoise de meubles a créé la polémique dans son pays d’origine lundi. En effaçant tout simplement les femmes et les petites filles de son catalogue diffusé en Arabie saoudite. Là où l’on peut voir en France une famille – au complet – se brossant les dents dans la salle de bain, les Saoudiens, eux, observent un père et ses deux fils accomplir ce geste de la vie quotidienne.
Dans ce pays du Golfe qui applique un islam très rigoriste, où les femmes n’ayant pas le droit de vote, la vue d’une mère de famille en pyjama aurait pu choquer. D’où sa disparition pure et simple de l’image.



Une Tunisienne violée accusée d'atteinte à la pudeur


La convocation au tribunal mercredi d'une jeune femme violée début septembre par deux policiers soulève une vague d'indignation en Tunisie.

L'histoire pourrait se situer en Arabie saoudite. Mais c'est bien en Tunisie qu'une femme violée par des policiers se retrouve aujourd'hui accusée d'atteinte à la pudeur.
La nuit du 3 au 4 septembre, la jeune femme de 27 ans et son fiancé sont arrêtés par trois policiers alors qu'ils sont en voiture à Ain Zaghouan, un quartier de Tunis. «L'un d'entre eux m'a mis des menottes en réclamant 300 dinars (200 euros, NDLR). Il a pris tout ce que j'avais: 40 dinars (environ 15 euros, NDLR). Et pendant ce temps, deux autres ont conduit ma fiancée à l'arrière de leur voiture et l'ont violée», confie à France 24 le jeune homme, un ingénieur informatique de 26 ans. La jeune femme porte plainte et les trois policiers sont incarcérés.
Mais mercredi, c'est la victime qui, confrontée à ses deux policiers violeurs, a dû répondre aux interrogations du tribunal de Tunis. Car selon les agents, le couple était dans une «position immorale» quand ils ont été arrêtés. Accusés «d'atteinte à la pudeur», ils encourent donc chacun six mois de prison. «Les deux agents ont commis un crime mais ça n'empêche pas qu'elle était dans une position illégale» avec son petit ami, a justifié un représentant du ministère de la Justice. Une accusation que dément formellement la jeune femme, qui assure que le couple ne faisait rien de particulier dans la voiture. «Chacun était bien assis sur son fauteuil», se souvient le fiancé, qui ajoute que les policiers étaient «bien organisés». «Ça ne devait pas être la première fois qu'ils sévissaient», pense-t-il.


31.07.2012

lien  : http://coll.lib.antisexiste.free.fr/CLAS.html

Tunisie : l’image des femmes dans les médias se dégrade

 12/07/12

henda_hendoud

Henda Hendoud journaliste indépendante et cyber-activiste. militante des droits des femmes en Tunisi

Diabolisation de la femme politique, faible participation des femmes aux débats, attaques contre leurs droits... Le sexisme, longtemps caché par la propagande du régime déchu de Ben Ali, apparaît dans les médias post-révolution. Par Henda Hendoud.


Ces derniers jours, il faut aller sur les réseaux sociaux pour lire des critiques contre des propositions de députées attaquant les droits des femmes. Parmi ces propositions : séparer les espaces publics entre les hommes et les femmes à la mer, dans le métro, à l’école... ou supprimer le droit des femmes d’être présidente. Ces idées, de députées de Ennahda, le parti islamiste au pouvoir, ne font pas l’objet de débat dans les médias où la présence féminine est très faible.
Et pourtant... Personne ne peut contester la forte participation des femmes tunisiennes dans la révolte du 14 janvier 2011. L’Association des femmes démocrates (mouvement féministe très fort) était la première à demander la démission du président dictateur Ben Ali et le lancement des commissions de vérité pour rendre justice au peuple tunisien. Dans la rue,  les paysannes ou les ouvrières étaient présentes, main dans la main avec les hommes, pour protester contre la répression policière et l’injustice sociale de l’ancien régime.
Ex-première dame cherchant son salut dans la soumission
Mais depuis, l’image des femmes dans les médias tunisiens se dégrade. La « diabolisation » est en marche. La première cible a été l’ex-première dame de Tunisie, Leila Ben Ali. La presse tunisienne l’a présentée comme étant à l’origine des maux de tout le pays. Elle est allée jusqu’à lier son genre aux crimes et abus de pouvoir exercés par tout l’ancien régime. Des photos ont rempli les Unes des journaux en décrivant l’ex régente de Carthage comme « la coiffeuse, sorcière, voleuse.. ». Le journal Assarih, un journal à grand tirage en Tunisie, a par exemple publié à sa Une du 14 avril 2011 une interview de la belle sœur de Ben Ali :« Leila avait préparé un coup d’Etat » dit-elle.Des photos la montraient tenant un séchoir à la main ou portant un jean serré. Deux signaux qui dévalorisent les femmes en Tunisie. Il s’agissait de la présenter comme une femme hyper libérée, manquant de valeurs morales et étant, par conséquent, une menace potentielle pour l’ordre social établi. Puis le retour de Leila Ben Ali dans le paysage médiatique s’est manifesté par une photographie d’elle portant le hijab comme signe de mea-culpa au peuple tunisien, précisant qu’elle est sous l’autorité de son mari et qu’elle n’a jamais fait du mal aux Tunisiens.  Cette image renforce le stéréotype de la femme modèle, qui doit forcément être religieuse (voilée) et soumise (toujours sous les ordres de son mari).
Les médias masquent la loi sur la parité
De leur côté, les femmes politiques sont écartées des médias ou bien attaquées et dévalorisées. Durant la période électorale de l’Assemblée Constituante, la couverture médiatique des activités des femmes politiques en Tunisie était de 6,56 % dans la presse écrite, 8,1% à la radio, et de 10,89% à la télévision, indique un rapport de l’Association des Femmes Démocrates chapeauté par l'observatoire national de l'information à Tunis dans le cadre de l’observation du rôle des médias au cours de la période légale de la campagne électorale. Cette faible couverture de la vie politique des femmes vient en contradiction avec la loi sur la parité inscrite dans le code électoral. Pire : au lieu de donner la parole aux femmes, les médias préfèrent tendre le micro à ceux qui les méprisent. En avril 2011, Nessma TV (une chaîne privée maghrébine et très regardée par les francophones) diffuse un sketch du comédien Foued Leitaiem qui joue le rôle d’une femme, chef d’un parti politique, axant son programme électoral sur des revendications superficielles comme la baisse du prix des produits cosmétiques.
L’émancipation est un péché
Et même après la période électorale, l’acharnement continue. Lina Ben Mhenni, jeune activiste et blogueuse, connue bien au-delà des frontières tunisiennes pour son militantisme avant et durant la révolution, en a souffert. Ouvertement accusée d’émancipation, ce qui est considéré par des journalistes tunisiens comme un péché, l’activiste qui était pressentie pour le prix Nobel de la paix, était aussi accusée de haute trahison par Chourouk, un quotidien tunisien à grand tirage qui l’accuse de détruire l’image de la Tunisie. Leena Ben Mhenni,  avait seulement exprimé ses craintes de la menace islamiste en Tunisie dans d’une interview à un journal suisse.
Attaques sur la personne
D’autres femmes activistes, journalistes ou avocates ont aussi été présentées comme des « malades mentales » ou « profiteuses ». Sihem Ben Sedrine, journaliste et militante des Droits de l’Homme, qui avait mis en cause Lazhar Akremi, ex-ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur pour son action, a été, en retour attaquée sur sa personne. Et la presse nationale a repris, dans ses manchettes, les déclarations de son adversaire : « Sihem Ben Sedrine est une malade mentale et son seul souci est l’argent ».
Les médias « continuent à faire l’apologie de la femme au foyer, à banaliser la violence conjugale et familiale, à normaliser la polygamie et faire la promotion des cérémonies « politico-religieuses » de mariages collectifs... »  affirme Faiza Zouaoui Skandarani, présidente de l’association Egalité et Parité.
Les médias tunisiens, surtout audiovisuels, ne s’intéressent pas aux femmes rurales. Ils n’évoquent pas du tout les soucis économiques et politiques des femmes, moitié de la population tunisienne.
La femme tunisienne est présentée surtout comme déclencheur de problèmes et troubles ou victime passive, de la pauvreté ou de la violence policière. Elle est rarement valorisée et reconnue comme partenaire actif. L’émission de télévision « Mousamah karim » de la chaîne privée Hannibal TV, a diffusé, au mois de mars dernier, en trois épisodes consécutifs, une « enquête sur les prisons tunisiennes ». L’enquête n’a concerné que les prisons de femmes et n’a pas parlé des conditions de détention des prisonnières ou des causes socio-économiques de la délinquance. L’émission se résumait à une série d’interviews mettant la lumière sur les délires et sentiments de culpabilité des femmes.... Et rien sur les hommes.
Réforme bloquée
Pour expliquer ce comportement des médias, les spécialistes ont soutenu deux hypothèses. La première : les médias veulent se démarquer de leur ancien rôle d’outils de propagande de l’ancien régime qui utilisait la femme médiatiquement pour donner l’image du régime moderne anti-islamiste. De ce fait, ils ont choisi d’écarter, simplement, les femmes des débats politiques et des plateaux de télévision...
Deuxième hypothèse : les médias en Tunisie, sont en pleine restructuration. La réforme des médias est bloquée depuis les élections de l’Assemblée Constituante et la montée d’un gouvernement islamiste en Tunisie. En effet, la commission de réforme des médias, a annoncé, le 4 juillet 2012, l’arrêt de ses travaux tout en accusant le gouvernement d’avoir bloqué la réforme dans le secteur et de vouloir censurer les médias. Mauvais signe...


06.07.2012

Texte de réflexion par une association féministe de Catalogne, "Dones
d'Enllaç", extrait de l'avant dernier courrier de la Marche Mondiale des
Femmes
Syndicalisme et prostitution. Quelques questions embarrassantes

Aborder la prostitution en termes syndicaux est trompeur - et faussement solidaire avec les femmes prostituées -
lorsque l'on veut examiner cette réalité. Cela donne l'impression qu'il s'agit de la "défense organisée"  d'un certain
collectif de femmes. Mais, en fait, ce traitement de la question conduit à l'acceptation impuissante d'un phénomène
de domination et de violence sexiste.
Parler de l'organisation syndicale de la  prostitution présuppose qu'il s'agit d'un travail, et que c'est un travail
humainement acceptable. Cependant, la première hypothèse évacue tout un  faisceau de questions sociales, raciales
et de genre: quel type de «travail» est-ce, ce « travail » exercé au profit exclusif du plaisir masculin par des
femmes ou des êtres féminisés? Et, singulièrement, par des femmes pauvres, placées dans des situations d'extrême
vulnérabilité, étrangères ou appartenant à une minorité ethnique opprimée?
La deuxième hypothèse n'est pas moins contestable: un «métier» qui connaît un taux de mortalité 40 fois plus
élevé que la moyenne, un «travail» associé à des situations généralisées de stress, d'alcoolisme et d'addiction aux
drogues devrait, au moins, susciter de vives interrogations et être mis en quarantaine à partir d'un point de
vue strictement syndical.
Les enfants qui extrayaient le charbon dans les mines anglaises du XIXème siècle - ou les enfants qui, de nos jours,
travaillent dans les usines asiatiques pour le compte des grandes firmes de l'économie mondiale - effectuent
incontestablement un travail. Le syndicalisme de classe considère, cependant, que ce travail devrait être interdit, car
il a des effets dévastateurs sur ces enfants et parce qu'il ne permet pas leur développement en tant qu'êtres humains.
Le syndicalisme, dont l'horizon historique est l'abolition de l'esclavage salarié, lutte quotidiennement pour réduire
le taux d'exploitation du travail par le capital. Et il cherche à obtenir des conditions matérielles et morales plus favorables
pour la classe ouvrière. Par conséquent, le syndicalisme classique considère qu'il y a des seuils de respect de la dignité et
l'intégrité humaines en-dessous desquels ces relations contractuelles sont impossibles.
Eh bien, parler de défense syndicale du «travail sexuel» implique de considérer que, dans la prostitution, ce seuil peut être
établi. Et même que, à partir de là, il est tout à fait possible d'améliorer progressivement les conditions de travail pour les
personnes prostituées.
La réalité dément à chaque pas une telle prétention. La simple tentative d'application de certains paramètres syndicaux dans
le monde de la prostitution conduit à une absurdité qui donne des frissons.
Voyons quelques exemples... Quel serait l'âge légal pour l'exercice professionnel de la prostitution? Considérons-nous que, à l'âge
de 18 ans, une fille est déjà prête à être possédée par tout individu disposé à payer un prix stipulé? Serions-nous prêts à admettre
des "contrats d'apprentissage" à un âge plus précoce? A 16 ans, par exemple? Lorsque l'on sait que dans les pays industrialisés,
l'âge moyen d'entrée dans le monde de la prostitution se situe en dessous de quinze ans, la conclusion logique serait que cette
«période de formation» ne ferait que perfectionner ou professionnaliser - et, bien sûr, formaliser - une pratique avec laquelle ces
filles seraient déjà «naturellement» familiarisées. Parlant de la formation... Les syndicats ne devraient-ils pas veiller
à garantir son homologation à travers des diplômes accréditant cette qualification professionnelle? Soit dit en passant,
cette option de «travail», enfin normalisée, devrait être  proposée dans les écoles et les collèges, comme perspective d'avenir pour
les jeunes, prioritairement pour les filles. Et, par la même occasion, les offres d'emploi dans l'industrie de la prostitution devraient
être inclues, avec les autres offres, sur les panneaux de tous les bureaux des Agences pour l'Emploi. (On peut imaginer que le
syndicalisme le plus  rigoureux revendiquerait avec force que la gestion de ces demandes de «professionnelles du sexe» soit dans
les mains d'un réseau public, en  rejetant l'intrusion des entreprises de travail temporaire). En effet, si  tel était le cas, une personne
au chômage pourrait-elle refuser une offre  d'emploi de prostitution correspondant au profil requis par l'employeur?
Pourrait-elle continuer à bénéficier des allocations de chômage, si elle  n'acceptait pas une telle proposition? (Comment dites-vous?
Que dans  l'industrie du sexe existent d'autres circuits, un « marché du travail » tout à fait particulier ? Eh bien, ces circuits
obscurs sont inacceptables  pour le syndicalisme, qui exige sans cesse transparence et normalisation des rapports contractuels !
Il est impossible de défendre une catégorie  socioprofessionnelle dans un cadre informel.)Le syndicalisme exige des contrats
bien définis, reconnus et protégés par l'Etat. À ce propos, que  serait un contrat de prostitution ? Seraient-ce des contrats permanents,
fixes/discontinus «temporaires, saisonniers, de service» ? Sera-t-il possible d'y établir le droit de refuser certaines demandes des «clients»
? Comment définir une faute professionnelle ou fixer des barèmes de productivité ? Ces contrats, feraient-il l'objet d'une convention
collective de l'industrie de la prostitution ? Les syndicats savent que pour que la défense des salariés soit effective, il est nécessaire
d'élargir le champ de la négociation au maximum: l'individu isolé est faible face à l'employeur. On peut donc supposer, que le
syndicalisme verrait de meilleures possibilités dans le cadre de l'industrie du sexe, négociant avec des employeurs reconnus, plutôt
que sous un régime précaire  de prostitution «artisanale», face à des misérables proxénètes de  quartier. Nous pouvons supposer aussi
que serait prévue une inspection du  travail sérieuse. Quels devraient être les critères pour sanctionner un abus patronal ?
Et éventuellement, comment le détecter et le prouver ?
Sera-t-il possible de dénoncer le patron d'un bordel qui obligerait «ses filles», par exemple, à réaliser des «services sexuels» non désirés ?
(C'est-à-dire que le syndicat reconnaîtrait le reste de ces services, comme des « actes désirés » par les femmes ?) Et ainsi de suite. Les
domaines que le syndicalisme se doit d'aborder sont nombreux. Les maladies sexuellement transmissibles, seraient-elles considérées
comme des maladies professionnelles? Et les troubles psychologiques et la toxicomanie directement liés à la pratique de la
prostitution? Comment gérer un système d'arrêt-maladie? Et l'âge de la retraite... faudrait-il l'établir à 67 ans? Ou bien, considérions-
nous que c'est un travail pénible justifiant une retraite anticipée ? Assez. Dans les conditions réelles des industries du sexe, un monde
dominé par le crime organisé dans lequel sont exploitées des personnes préalablement conditionnées par tout un système proxénète,
le fait d'évoquer l'action syndicale implique de décharger sur les femmes la responsabilité de leur situation et de la légitimer (au-delà
de la promesse d'adoucir certains de ses aspects). Pire encore, une approche syndicale de la prostitution, comme activité professionnelle,
conduit inévitablement à dynamiter les droits du travail de l'ensemble de la classe salariée, et porte directement atteinte à la liberté des
travailleuses (qui, non seulement deviennent légalement susceptibles d'être prostituées, mais poussées effectivement à la prostitution). Un
syndicalisme au service des intérêts des exploiteurs est un syndicalisme jaune. Et, dans ce cas, un syndicalisme ouvertement proxénète.


27/02/2012

IVG : «on croit encore que les femmes doivent souffrir»

 Si la pratique de l'avortement reste un sujet tabou en France, l'accompagnement médical l'est encore plus. Au détour d'un planning familial ou d'un service d'orthogénie, on parle des difficultés rencontrées, mais toujours discrètement.
En France, la loi prévoit le choix entre deux méthodes d'interruption volontaire de grossesse (IVG). La méthode chirurgicale consiste à aspirer le contenu de l'utérus sous anesthésie locale ou générale, possible jusqu'à la douzième semaine de grossesse. La seconde méthode médicamenteuse, réalisée entre la cinquième et la septième semaine, consiste à la prise de deux médicaments: le premier interrompt la grossesse, le second permet l'évacuation de l'oeuf par contractions.
Au planning familial de Paris, Isabelle admet que «même si la loi prévoit que les femmes puissent choisir entre les deux méthodes d'IVG, on leur impose souvent la méthode médicamenteuse». À Strasbourg, le planning familial fait le même constat. «La méthode chirurgicale mobilise plus de professionnels de la santé, c'est pourquoi on les oriente plus facilement vers une méthode médicamenteuse, qui peut se dérouler à domicile».
«Si la majorité des filles a recours à la méthode médicamenteuse, c'est parce qu'elles ne souhaitent pas se faire opérer et elles ont bel et bien le choix», rétorque le Pr Israël Nisand, gynécologue obstétricien au CHU de Strasbourg. Au planning de Strasbourg, on préfère dire que «ça dépend de la manière dont les deux méthodes sont présentées...»
Les limites de la clause de conscience
Le code de la santé publique stipule qu'«un médecin n'est jamais tenu de pratiquer une interruption volontaire de grossesse» et qu'«aucune sage-femme, aucun infirmier ou infirmière, aucun auxiliaire médical, quel qu'il soit, n'est tenu de concourir à une interruption de grossesse». Le personnel médical bénéficie donc d'une clause de conscience qu'il n'est pas toujours facile de faire valoir.

Déjà, en 2007, la sénatrice Marie-Thérèse Hermange avait pointé du doigt «l'ambiguïté de la pratique». Pour échapper à une certaine forme de discrimination à l'embauche, «des candidats déclarent explicitement ne pas souhaiter exercer ce droit», quitte à être en désaccord avec leurs convictions, rapporte la sénatrice dans une question orale.
«Il arrive qu'il y ait des dysfonctionnements ponctuels, admet le Pr Israël Nisand, dans mon service, j'ai déjà eu un jeune interne qui menaçait discrètement les jeunes femmes, en leur disant qu'elles allaient mourir en enfer si elles avortaient. Nous faisons tout pour éviter ce genre de situation, notamment grâce à l'observatoire de l'IVG que nous avons mis en place»
Pas toujours en accord avec la pratique de l'avortement, «le personnel médical peut être froid à l'égard des patientes et les antidouleurs donnés ne sont pas toujours à la hauteur de la souffrance subie», révèle une infirmière qui a voulu garder l'anonymat. «En France, la sexualité reste un tabou, commente Isabelle du planning familial de Paris, et on croit encore que les femmes doivent souffrir quand elles avortent. Parce qu'elles ont oublié leur pilule, parce qu'elles n'ont pas utilisé de contraception, elles sont fautives. Et le plus étonnant, c'est que les femmes elles-mêmes ont intégré cette dimension là. Elles tolèrent des souffrances bien plus élevées qu'elles ne le devraient».
Un défaut de formation
«Les infirmières râlent car elles n'ont pas toujours suivi de formation pour faire face aux situations de l'avortement», raconte-t-on au planning familial de Strasbourg. Conscient de ce problème, le Pr Nisand nuance en rappelant que «l'accueil d'une femme en IVG reste un exercice de style, on est face à une femme qui culpabilise, il y a un réel accompagnement à faire et dans certains endroits, il peut parfois y avoir un manque de formation de la part du personnel médical. Dans mon service, ce sont les sages-femmes qui forment les internes».
De longs délais d'attente
Dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, c'est la question des délais d'attente qui pose problème. Camille Portelli, la directrice du Planning familial du Var, en sait quelque chose. «En ce qui concerne notre département, il est impossible pour les filles que nous recevons d'obtenir un premier rendez-vous à la maternité de Seyne-sur-Mer et à l'hôpital de Toulon, il faut attendre trois semaines minimum». Pour que les jeunes filles soient prises en charge le plus vite possible, «nous passons parfois une après-midi entière à passer des coups de fil pour qu'elles soient rapidement accueillies».
Plus gênant, ces semaines d'attentes réduisent le choix de l'IVG des patientes. «Quand elles ont dépassé la limite des cinq semaines de grossesse, elles sont obligées d'opter pour la méthode par aspiration», déplore la directrice du planning du Var. «Et quand elles arrivent à l'hôpital, elles ont souvent le droit à un accueil culpabilisant», ajoute une conseillère conjugale. Régulièrement en contact avec l'hôpital de Toulon, Camille Portelli ne manque pas d'anecdotes à ce sujet. «J'ai déjà entendu dire un médecin à une patiente prête à avorter, “à votre âge, il serait temps de faire un enfant”, ou alors ce sont les secrétaires qui font de la résistance en faisant trainer les rendez-vous».
En 2009, 222.100 IVG ont été pratiquées en France, selon un bulletin de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques.


 28.11.2011

États-Unis : pour des raisons financières, battre sa femme est désormais légal au Kansas


La loi punissant les violences domestiques vient d’être abrogée à Topeka, capitale du Kansas. La raison ? Un conflit de responsabilités entre le Comté (administration d’Etat) et la ville.

A l’origine, une coupe budgétaire de 10% vient amoindrir le budget du Comté. Une situation récurrente et commune à de nombreux Etats du pays, conséquence d’une crise qui s’infiltre dans les enveloppes des gouvernements locaux.


Problème, comment compenser ces pertes de budget ? Le procureur a la réponse : la moitié des plaintes traitées par le tribunal sont des cas de violence conjugale. Il suffit donc de les placer sous la responsabilité de la ville de Topeka. Et c’est là que ça coince. Dan Stanley, actuel maire de la ville de Topeka n’est pas en mesure de traiter ces cas « Nous n’avons pas assez de procureurs, de tribunaux, ni de personnels pour prendre soudainement en charge ces victimes », déclare-t-il dans le journal local.

La solution est ensuite purement politique : la ville décide de décriminaliser les violences domestiques pour obliger le Comté à en reprendre la responsabilité. A 7 voix contre 3, mardi dernier, la loi était purement et simplement supprimée. Aujourd’hui, la seule peine risquée en cas de violence conjugale est donc…l’impunité.

Depuis le début du conflit, trente personnes ont été arrêtées pour des cas de violences domestiques. Toutes ont été libérées, faute de pouvoir comparaître. Pour l’instant, aucun arrangement entre les deux parties n’a été trouvé.


Redonner le pouvoir aux femmes en Ouganda

26/11/11

La journée internationale contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre, a été l’occasion de rappeler que ce combat est toujours d’actualité. L’Ouganda illustre cet enjeu mondial de grande ampleur qui affecte directement les femmes mais également leurs familles.

« Le conflit armé qui a ravagé le nord de l’Ouganda pendant deux décennies a fait comme premières victimes les femmes. Des milliers ont subi des violences : enlèvements, viols, esclavage notamment sexuel, mariages et grossesses forcés... Aujourd’hui, nombreuses sont celles qui se retrouvent chefs de famille, à devoir prendre en charge complètement leur foyer. C’est une double peine qui leur est infligée » explique Youcef Hammache, Responsable géographique pour Action contre la Faim.  

Des vulnérabilités cumulées

Depuis 2006, le nord de l’Ouganda est relativement stable. Après avoir vécu pendant les années dans des camps de déplacés, la majorité des communautés est retournée dans leurs villages d’origine. Les populations doivent tout reconstruire (maisons, troupeaux, stocks de semences, etc.). Les connaissances agricoles et pastorales ont été perdues ou nécessitent d’être améliorées.

Or, en Ouganda les femmes produisent 80% des cultures vivrières et représentent 70% de la main d’œuvre agricole. Pourtant elles ont peu accès à la propriété et à l’éducation, ont des risques de santé plus élevés, une faible protection sociale et souvent une connaissance limitée de leurs droits fondamentaux.

Les inégalités économiques entre hommes et femmes sont également flagrantes à tous les niveaux d’utilisation des ressources familiales. L’inégalité d’accès et de contrôle de ces ressources ne réduit pas seulement l’indépendance économique des femmes mais également leur capacité d’action et de prise de décision, et accroît ainsi leur vulnérabilité à la violence.



L'égalité maintenant ! 343 femmes s'engagent


Cet appel a été publié le samedi 2 avril 2011. Lancé par Osez le féminisme, il est signé par 343 femmes issues d'horizons et de générations divers.
Parmi les signataires : Florence Foresti, Carole Bouquet, Anne Sylvestre, Annie Ernaux, Sophia Aram, Isabelle Giordano, Christine Ockrent, Caroline Fourest, Rayhana, Claire Simon, Liliane Kandel, Michelle Perrot, Françoise Héritier, Rokhaya Diallo, Marion Sarraut, Giulia Foïs, Geneviève Fraisse, Agnès Bihl, Joy Sorman, Wassyla Tamzali, Yvette Roudy, Orlan, Florence Cestac, Loubna Méliane, Colombe Schneck, Fiammetta Venner, Marie-Françoise Colombani, Annick Coupé, Christine Bard, Bernadette Groison, Monique Antoine, Cathy Bernheim...
Le 5 avril 1971, 343 femmes bravaient la loi, signant un manifeste pour dire haut et fort qu’elles aussi, parmi des milliers d’autres, avaient avorté. Elles revendiquaient un droit fondamental : celui des femmes à disposer de leur corps. Parmi elles, quelques-unes d’entre nous et d’autres qui auraient pu être nos sœurs, nos mères ou nos grands-mères.
Ce texte éclata comme un coup de tonnerre dans le ciel déjà troublé de la domination masculine. Trop longtemps ignorées, méprisées, écrasées, les femmes s’organisaient, se révoltaient, revendiquaient. Aux côtés des militantes du mouvement de libération des femmes, les 343 ont forcé la porte de l'émancipation qui tardait trop à s’ouvrir. Elles ont contribué à ce que les générations suivantes puissent décider de leur vie. S’inscrivant dans un mouvement pour l’émancipation, elles on,t avec les féministes de nombreux autres pays, soulevé une onde de choc. Ce mouvement pour se débarrasser de toute forme d’oppression est vivant aujourd’hui dans l’engagement des femmes aux avants-postes des révoltes qui font souffler un vent de liberté en Tunisie, en Egypte, ou dans d’autres pays.
Nous sommes le 5 avril 2011. Des progrès importants ont été réalisés depuis 40 ans. Les femmes travaillent, endossent des responsabilités, s’engagent, prennent la parole dans l’espace public, choisissent leur vie, et leurs sexualités. Et pourtant, comme en 1971, parce que nous sommes nées femmes, nous demeurons assignées à notre sexe, maintenues en position subalterne, pendant toute notre vie.
Nous avons parfois la sensation cruelle de nous réveiller avec la gueule de bois. Nous touchons des salaires ou des retraites largement inférieurs à ceux des hommes. Nous assumons l’immense majorité des tâches ménagères. Nous sommes continuellement renvoyées à la sphère privée : notre corps, notre apparence, notre fonction éventuelle de mère. Beaucoup d'entre nous, parce qu'elles vivent en milieu rural, dans des quartiers défavorisés ou parce que les hôpitaux ferment, n'ont toujours pas accès à la contraception ou à l'avortement, libres et gratuits. Les portes des responsabilités politiques, économiques ou culturelles nous sont pour la plupart fermées. 75 000 d’entre nous sont violées chaque année en France et une d’entre nous meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son compagnon ou ex-compagnon.
Une société ne peut avancer lorsque plus de la moitié de celles et ceux qui la composent est victime au quotidien de violences et de discriminations. Nous sommes devenues femmes sous le joug du patriarcat. Nous en avons assez.
Nous avons des droits. Nous nous sommes battues, à toutes les époques, pour les faire inscrire dans les lois et les faire avancer. Ces droits ne sont pas respectés. Les inégalités femmes - hommes persistent, moins visibles peut-être et plus insidieuses, mais tout aussi prégnantes et injustifiées.
Nous voulons atteindre l'égalité femmes - hommes dans les têtes et dans les faits. Nous exigeons aujourd’hui que nos droits fondamentaux deviennent réalité. Des mesures doivent être prises rapidement pour garantir l’égalité dans l’emploi, en faisant reculer la précarité du travail des femmes et en imposant l’égalité salariale. Il est temps de prévoir une éducation dès le plus jeune âge pour comprendre et remettre en cause les mécanismes de domination. Nous demandons que chaque femme puisse accéder à une contraception libre et gratuite, puisse avorter dans de bonnes conditions, être mère si elle en fait le choix. Il faut en finir avec les violences sexistes qui pèsent sur chacune d’entre nous.
Il est plus que temps de faire sauter le verrou ouvert par le manifeste des 343.
Nous ne demandons pas la lune. Nous exigeons juste l’égalité.


Manifestation pour l'égalité hommes-femmes à Paris
Lefigaro.fr(avec AFP)
17/10/2009
Plusieurs associations féministes, syndicats et partis de gauche ont manifesté pour défendre l'égalité en matière de salaire, et le droit à l'avortement alors que plusieurs centres IVG ont fermé.

Malgré la pluie, il étaient plusieurs milliers de personnes, en majorité des femmes, à manifester samedi à Paris pour réclamer «une réelle égalité hommes-femmes», notamment dans le milieu du travail, et pour défendre le droit à l'avortement. 15.000 personnes ont défilé dans les rues, selon les organisateurs, 2.600 selon la police, à l'appel de 103 associations féministes, syndicats et partis de gauche. Des pancartes colorées reprenaient les six revendications de la manifestation: autonomie, égalité, dignité, solidarité, laïcité et liberté.
Une manifestation qui s'incrit dans un contexte de fermeture de plusieurs centres d'IVG. «Trois centres ont été fermés cette année en région parisienne, dont le dernier il y a quelques jours à l'hôpital Tenon à Paris (XXe)», a déploré la militante féministe Maya Surduts, appelant à «stopper ce mouvement de régression».

La crise accentue les inégalités

Autre revendication mise en avant, l'égalité hommes-femmes dans le milieu du travail. «Dans le monde professionnel notamment, le plafond de verre est toujours une réalité, même si des femmes y ont pris leur place», a estimé Maya Surduts, membre du CNDF. «Seuls 34% des cadres sont des femmes et en moyenne les salaires sont inférieurs de 26% à poste égal», a-t-elle déploré. «Parmi les discriminations dont sont victimes les femmes, ce qui se passe au travail est particulièrement important», a souligné également Bernard Thibault, en évoquant 25 à 30% d'écart de rémunération pour les mêmes postes.
Des inégalités accentuées par le contexte de crise. «La crise économique frappe tout le monde, mais les femmes en particulier, et nous assistons à une aggravation des inégalités», a insisté Maya Surduts. «Les droits des femmes sont toujours mis en cause, dans une société de crise comme la nôtre ce sont souvent les femmes qui sont les premières licenciées, les premières précarisées et nous savons que leurs droits propres comme le droit à disposer de leur propre corps sont toujours remis en cause» a déclaré également Martine Aubry.
Anne Hidalgo, adjointe PS du maire de Paris, s'est pour sa part inquiétée de la situation en Espagne, où une manifestation anti-avortement a réuni des milliers de personnes samedi: «Il y a encore des forces qui essaient de revenir sur ce qui pour nous est acquis, même dans un pays progressiste comme l'Espagne».



 Le pantalon de Lubna divise le Soudan
04/08/2009

Une employée soudanaise de l'ONU risque 40 coups de fouet pour «port de vêtement indécent». Son procès a été reporté mardi au mois prochain. 
« Je suis prête à recevoir 40 000 coups de fouet », avait déclaréla journaliste Lubna Hussein.
« Je suis prête à recevoir 40 000 coups de fouet », avait déclaréla journaliste Lubna Hussein. Crédits photo : AFP

Au Soudan, on l'appelle «le procès du pantalon». Le vêtement incriminé, un modèle de couleur verte assez ample, est en train de partager le pays en deux, et fait des vagues jusqu'au sommet des Nations unies. La propriétaire de la culotte séditieuse, Lubna Hussein, journaliste et employée de l'ONU, a été arrêtée le 3 juillet à la sortie d'un café de Khartoum, pour «port de vêtement indécent» selon l'article 152 du Code pénal soudanais, avec la menace de 40 coups de fouet à la clé. Elle a fait de son pantalon un drapeau et promis de le revêtir mardi à l'occasion d'une nouvelle audience d'un processus judiciaire qui embarrasse le gouvernement soudanais. «Je suis prête à recevoir 40 000 coups de fouet», a déclaré cette veuve d'une trentaine d'années.

Son but : profiter de l'événement pour abolir l'article 152, contraire selon elle «à la Constitution et à la charia», la loi islamique en vigueur dans le nord du Soudan. «Elle ne se bat pas pour elle, mais pour les autres», dit un de ses amis soudanais. Dix des femmes arrêtées en même temps que Lubna Hussein ont déjà été fouettées dix fois chacune, selon elle. «Des dizaines de milliers de femmes et de jeunes filles ont été flagellées à cause de leurs vêtements ces vingt dernières années. Elles n'osent pas porter plainte», dit la journaliste. Plusieurs de ces jeunes femmes seraient d'origine sudiste, et donc chrétiennes ou animistes. En théorie, la charia ne s'applique pas aux gens du Sud, les juges doivent trouver des «peines de substitution». Mais pour eux, «la flagellation n'entre pas dans ce cadre, c'est une peine de base», explique un familier du dossier. Une peine en général symbolique, le fouet ne faisant souvent qu'effleurer la condamnée. Mais l'humiliation reste pour des femmes stigmatisées à vie.
Le zèle de la police des mœurs
Lubna Hussein aurait pu éviter tout procès en jouant de l'immunité découlant de son poste à la cellule de communication de la mission de l'ONU au Soudan. Elle voulait même démissionner pour éviter tout compromis, mais n'aurait pas joint le geste à la parole, d'après des sources onusiennes. En tout cas, elle a atteint son but. Plusieurs organisations de défense des droits de l'homme la soutiennent, et le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit «profondément préoccupé».L'affaire paraît d'autant plus absurde que la jeune femme portait son pantalon sous une tunique très sage, et avait la tête coiffée d'un châle traditionnel. Le port du pantalon est fort répandu à Khartoum, jusque dans les administrations soudanaises. Il s'agirait en fait d'un acte de provocation de la «police de mœurs», composée de zélotes islamistes, représentant une partie de l'opinion avec laquelle le gouvernement doit compter. Le «procès du pantalon» tombe à un très mauvais moment pour Khartoum alors que l'envoyé spécial des États-Unis pour le Soudan, Scott Gration, a réclamé son éviction de la liste des États soutenant le terrorisme. Une aubaine pour le président Béchir, toujours inculpé par la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité.


MONDETRON !!!  
  Just Foreign Policy - Morts irakiens dus a l'invasion U.S.  
A N T I F A  
 
 
Le poète Armand Robin (1912-1961)  
  définit "l'anarchiste" comme celui qui est "purifié volontairement, par une révolution intérieure, de toute pensée et de tout comportement pouvant d'une façon quelconque impliquer domination sur d'autres consciences Celui qui défile joyeusement au pas cadencé a déjà gagné mon mépris. C'est par erreur qu'on lui a donné un cerveau puisqu'une moelle épiniére lui suffirait amplement. Einstein. °